Archives Editoriaux

Iran : l’État dangereux

Par Charles Saint-Prot directeur général de l'OEG

En décidant  de retirer les États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien et de rétablir les sanctions contre l’Iran le président Donald Trump a souligné, le 8 mai 2018, que le  Plan d'action global conjoint (JCPOA), conclu en 2015,  était le « pire accord jamais signé par son pays ». En effet, cet accord, qui doit tout à l’ex-président Obama qui voulait opérer un renversement des alliances dans la cadre de sa stratégie destructrice dont les prétendus « printemps arabes » sont une triste illustration, était une sorte de marché de dupe qui a surtout permis au régime iranien de se renforcer et de continuer à menacer toute la région du Proche-Orient, de l’Irak et Bahreïn jusqu’au Maroc, en passant par le Yémen, la Syrie et le  Liban. En effet, l’Iran est bien l’État dangereux menaçant la stabilité de toute la région, directement ou par l’intermédiaire de son bras armé dans le monde arabe, le Hezbollah qui encadre des terroristes un peu partout, y compris les séparatistes du Polisario contre le Sahara marocain. Il ne faut pas oublier que le régime islamo-chauviniste (chiito-persan) des mollahs poursuit le rêve de reconstituer l’empire perse de Cyrus jusqu’à la Méditerranée et il s’enorgueillit de dominer déjà quatre capitale arabe (Bagdad, Damas, Beyrouth et Sanaa). Ce régime impérialiste constitue un danger pour la sécurité de tous les États de la région jusqu’au Maroc.

Les risques de désintégration de l’État et de séparatisme dans le monde arabe

 

Par Zeina el Tibi, présidente déléguée de l'OEG (mars 2018)

Le Centre d’études des droits du monde arabe (CEDROMA) de l’Université Saint-Joseph (USJ) de Beyrouth et l’Observatoire d’études géopolitiques de Paris ont organisé le 28 février 2018 à l’amphithéâtre Gulbenkian de l’USJ un colloque sur le thème « Les risques de désintégration de l’État et de séparatisme dans le monde arabe ».

Présidée par le professeur Marie-Claude Najm, directrice du CEDROMA, cette conférence a permis d’entendre plusieurs experts sur la question de la menace séparatiste contre l’unité nationale et l’État-nation dans le monde arabe. Mme Najm a souligné l’importance du sujet de cette conférence qui traite d’une question cruciale pour l’avenir des pays arabes.

 

Le sommet UE-UA d'Abidjan

Par Charles Saint-Prot
Directeur général de l’OEG

La cinquième édition du sommet Union européenne-Union africaine s’est tenue fin novembre 2017 à Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire.

Cette rencontre doit d’abord être replacée dans le contexte de la nouvelle politique africaine de la France. En effet, il doit être clair que l’union européenne n’a évidemment aucune politique en Afrique, pas plus qu’ailleurs, et que le maître d’œuvre en la matière est la France. Plusieurs puissances développent une politique africaine. Certaines ont des visées purement hégémoniques et rêvent de piller les richesses de l’Afrique, c’est le cas de la Chine. 

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