Archives Editoriaux

Mohammed VI ou la monarchie visionnaire

Par le professeur Jean-Yves de Cara 

Avec Mohammed V ou la monarchie populaire, Charles Saint-Prot illustrait l’art de la biographie, le livre, Mohammed VI ou la monarchie visionnaire (éditions du Cerf, 2019),  qu’il consacre, avec Zeina el Tibi, à Mohammed VI, roi visionnaire, consiste en une réflexion sur l’art de la politique et sur le lien entre la tradition et le progrès. Le lecteur ne doit pas s’attendre à un récit mais à un point de situation sur la vision de l’homme d’État pour son pays et sur l’action du Roi, à une étape marquante, la vingtième année de son règne.

 

L’Égypte sur la voie des réformes

par Charles Saint-Prot Directeur général de l’OEG

Le referendum visant à modifier la Constitution égyptienne a eu lieu du 20 au 22 avril. Il a réuni 44,33% de votants (88,83 de oui), ce qui est plutôt convenable dans un pays où l’abstention est traditionnellement importante (28,3 % aux élections législatives de 2015, 41,9 % au referendum constitutionnel de 2011, 38,6 % au referendum constitutionnel de 2014). Cette révision constitutionnelle a été rendue nécessaire par le fait que le pays est engagé dans une phase de reconstruction. Il faut du temps pour que les dirigeants  qui ont imprimé cette ligne de développement puissent réaliser leurs objectifs. En outre, l’Égypte a été prise dans les turbulences des événements de 2011, la dictature des  Frères musulmans, et un environnement géopolitique difficile avec ce qui se passe  en Libye, en  Algérie, au Soudan ou en Palestine, qui sont tous des voisins d’une nation qui doit par surcroit surmonter des défis sécuritaires (notamment dans la région du Sinaï proche de Gaza), économiques et sociaux. Relever l’ensemble de ces défis est le grand pari engagé par le président Abdelfattah el Sissi

La menace chinoise

 

 

Par Charles Saint-Prot, Directeur général de l'OEG

Aujourd’hui la Chine achète une partie du monde, occupe des territoires et en menace d’autres.

La Chine achète. Par exemple, en Afrique ou dans les pays européens, la Chine est le grand prédateur du monde moderne. En Afrique, les Chinois acquièrent massivement des terres pour y cultiver des produits réservés à leur consommation (riz) ou faire des agro-carburants, des mines, des champs de pétrole, des forêts (déforestation massive pour les besoins en bois), etc. Ils se livrent à un pillage des ressources de ce continent, en particulier les ressources énergétiques qui sont une véritable obsession chinoise, sans tenir compte le moins du monde des besoins des populations et du développement durable et, en même temps, ils inondent le marché de produits bas de gamme qui assassinent l’artisanat local (on trouve des babouches en plastique faites en Chine dans les souks du Caire et d’Alger !). Dans les pays européens, la situation ne vaut pas mieux. Nos vieilles nations connaissent une colonisation rampante avec souvent la complicité d’idiots utiles, comme l’ancien premier ministre Raffarin. Plus de 10% des capacités portuaires, des aéroports (zones stratégiques essentielles bradées par les États, des vignes de grands crus classés (rebaptisées de noms chinois !), des châteaux et même les bars PMU sont achetés à des vendeurs peu scrupuleux avec l’assentiment d’États défaillants et au nom de l’idéologie absurde de l’ultralibéralisme mondialiste et prédateur.  À cela il faut ajouter l’espionnage à grande  échelle par l’intermédiaire d’étudiants ou de chercheurs, le plus souvent rattachés à l’Armée chinoise,  dans les universités et les centres de recherche occidentaux.

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