Archives Editoriaux

Les États-Unis reconnaissent la marocanité du Sahara marocain

Par le Docteur Charles Saint-Prot directeur de l'OEG 

Lors de l’entretien qu’il a eu, le 10 décembre, avec le Roi du Maroc, le président des États-Unis a annoncé que les États- Unis reconnaissent la souveraineté marocaine sur les territoires du Sahara dit occidental et que Washington va ouvrir un consulat à Dakhla au Sahara marocain. Ce consulat servira de base au développement du territoire, avec des investissements, en particulier dans les secteurs de la banque, de l’hôtellerie et des énergies renouvelables, de 3 milliards de dollars. Selon le président des États-Unis « Le Maroc a reconnu les États-Unis en 1777. Il est donc approprié que nous reconnaissions leur souveraineté sur le Sahara occidental ». Il a ajouté que le plan d’autonomie proposé par le Maroc pour régler ce conflit artificiel « est une proposition sérieuse, crédible et réaliste et la seule base pour une solution juste et pérenne afin d’assurer paix et prospérité ! » C’est dans ce contexte que le président Trump a informé le Roi du Maroc de la promulgation d’un décret présidentiel visant à reconnaitre la pleine souveraineté du Royaume du Maroc sur l’ensemblede la région du Sahara Marocain, avec effet immédiat. Pour le Maroc c’est d’autant plus important que cela représente un renforcement considérable de sa politique africaine et c’est un excellent signe pour les pays africains qui ont déjà reconnu la marocanité des provinces du sud marocain.

L'ouverture du consulat émirien au Sahara est un acte diplomatique majeur

Par le Doyen Jean-François Poli

Le 4 novembre 2020 est un jour important pour les relations entre le Maroc et les Émirats arabes unis avec l’ouverture du consulat général émirien dans le Sahara marocain, plus précisément dans la ville de Laâyoune. Ainsi, est illustrée cette terre marocaine qui fait partie intégrante du Royaume depuis le VIIIe siècle, ce qui a été reconnu, si besoin était, par les accords d’Algésiras en avril 1906 et sanctifié par La Marche verte (al Massira al Khadra) du 6 novembre 1975. On sait que la récupération du Sahara marocain a conduit le bloc communiste et Alger à instrumentaliser un séparatisme qui n’arrivera pas à détacher cette portion de terre marocaine de la mère patrie.

Quel jeu de la France ? France-Turquie retrouver les fils d’une alliance multiséculaire

Par Dr Charles Saint-Prot directeur général de l'OEG - septembre 2020

Dans un article publié par L’Opinion du 10 septembre 2020, Jean-Dominique Merchet déplore la politique de deux poids deux mesures d’Emmanuel Macron à l’égard de la Turquie. Il constate que Macron « ne perd pas une occasion de jeter de l’huile sur le feu » et affirme qu’il est « urgent et indispensable de faire retomber la pression ». De fait on s’explique mal la hargne du dirigeant français à l’égard d’Ankara, à moins que celui-ci, cédant une fois de plus à un européisme maladif, ait abandonné tout sens de l’intérêt national.

 
 

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