Archives Editoriaux

La menace séparatiste

Par Charles Saint-Prot - Directeur général de l’OEG

La  question des menaces séparatistes est devenue l’un des principaux problèmes dans beaucoup de pays du monde. C’est particulièrement le cas dans le monde arabe (Irak, Syrie, Yémen) et dans certains pays européens, en particulier en Espagne avec l’affaire de la Catalogne. Cette menace contre l’unité nationale et l’État-nation prend des formes diverses qui sont autant de facteurs de régression, de division stérile et de déstabilisation régionale et internationale : risque de sécession kurde en Irak et en Syrie (mais aussi en Turquie et en Iran) avec des risques de déstabilisation régionale majeurs ; risque de sécession sur des bases ethniques ou pseudo-ethniques (Soudan, Kabylie, Libye, Kosovo, Espagne, Ecosse…) ; risques de sécession confessionnelle (Liban, Irak, Yémen) ; séparatisme encouragé par l’étranger ou par des organisations non gouvernementales d’idéologie mondialiste (jeu de l’Algérie contre le Sahara marocain), etc.

Après les attentats en Espagne : comprendre et combattre la radicalisation

Editoriel par Charles Saint-Prot
Directeur général de l'OEG

 

Après les attentats meurtriers (16 personnes sont décédées) commis en Espagne, le 17 août 2017, notamment à Barcelone où les terroristes ont foncé dans la foule à bord d’une camionnette, certains ont mis en exergue le fait que les terroristes étaient d’origine marocaine et que leur chef était un imam. L’erreur consisterait à généraliser à partir du cas de quelques activistes déviants qui ne représentent évidemment pas le peuple marocain. 

En Espagne et en Belgique, par exemple, la communauté issue de l’immigration est majoritairement marocaine, comme elle peut être majoritairement algérienne en France ou tunisienne dans d’autres pays. On ne peut jeter l’opprobre sur tout un peuple en raison des agissements de quelques-uns et il doit être clair qu’il n’existe aucun facteur national prédestinant tel ou tel ressortissant d’un pays ou tel ou tel adepte d’une religion à commettre des actes criminels. Il faut rechercher ailleurs les causes de ces agissements. 

Un nouveau Prince héritier pour l’Arabie saoudite de demain

 

Par Charles Saint-Prot 
Directeur général de l’OEG

L’Arabie saoudite est un régime monarchique dont le pouvoir se transmet aux fils du roi Abdel Aziz Ibn Saoud (restaurateur du Royaume en 1912) encore en vie par ordre d’âge Selon l’article 5 de la Réglementation fondamental du Royaume, promulguée en mars 1992,  l’allégeance (bay’a) se fait conformément au Coran et à la Sunna, au meilleur d’entre eux ». La Réglementation fondamentale  a prévu d’ouvrir tôt ou tard ce droit  à une génération plus jeune mais ce dispositif restait flou et méritait d’être précisé. C’est pourquoi, le roi Abdallah a tenté de donner un cadre institutionnel aux modalités de succession, par  le décret  royal A/ 135 du 19 octobre 2006 qui instaura le Comité de l’allégeance (nizâm hay’at al-bay‘a)  et fixa ses modalités de fonctionnement. Ce dispositif fut précisé en 2007 par la promulgation d’un règlement d’application. Le Comité de l’allégeance est constitué de 35 membres de la descendance d’Abdel Aziz et son règlement d’application concilie l’héritage juridique islamique (la bay’a) et les procédures du droit positif moderne.  

 

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