Archives Editoriaux

Le POLISARIO : une officine communiste

Par Charles Saint-Prot Directeur général de l’observatoire d’études géopolitiques

Le représentant du groupe séparatiste POLISARIO à La Havane a signé récemment une pétition du parti communiste cubain contre le président des États-Unis, Donald Trump. Cette initiative met mal à l’aise le sponsor algérien du groupe, qui craint maintenant des représailles de la part de l’administration américaine.

De fait, la signature de la pétition cubaine par le délégué du POLISARIO est tout à fait dans la ligne d’un mouvement gauchiste qui n’a pour soutien que les rescapés du système totalitaire communiste et quelques gauchistes qui ont trouvé une bonne occasion de faire semblant d’exister tout en recevant de généreuses subventions du régime algérien. Il faut répéter ici que le POLISARIO est une officine crypto-communiste récupérée par le régime algérien et le bloc communiste dans les années 1970. C’est donc le régime algérien, qui tout à sa haine du Maroc – comme l’atteste l‘expulsion par Alger, à la fin de 1975, de milliers de Marocains des régions frontalières (v. Fatiha Saïdi, Les fourmis prédatrices, 2017)–   a créé un conflit sans objet en manipulant et finançant ce groupuscule et en lui donnant une revendications séparatiste..

Mohammed VI ou la monarchie visionnaire

Par le professeur Jean-Yves de Cara 

Avec Mohammed V ou la monarchie populaire, Charles Saint-Prot illustrait l’art de la biographie, le livre, Mohammed VI ou la monarchie visionnaire (éditions du Cerf, 2019),  qu’il consacre, avec Zeina el Tibi, à Mohammed VI, roi visionnaire, consiste en une réflexion sur l’art de la politique et sur le lien entre la tradition et le progrès. Le lecteur ne doit pas s’attendre à un récit mais à un point de situation sur la vision de l’homme d’État pour son pays et sur l’action du Roi, à une étape marquante, la vingtième année de son règne.

 

L’Égypte sur la voie des réformes

par Charles Saint-Prot Directeur général de l’OEG

Le referendum visant à modifier la Constitution égyptienne a eu lieu du 20 au 22 avril. Il a réuni 44,33% de votants (88,83 de oui), ce qui est plutôt convenable dans un pays où l’abstention est traditionnellement importante (28,3 % aux élections législatives de 2015, 41,9 % au referendum constitutionnel de 2011, 38,6 % au referendum constitutionnel de 2014). Cette révision constitutionnelle a été rendue nécessaire par le fait que le pays est engagé dans une phase de reconstruction. Il faut du temps pour que les dirigeants  qui ont imprimé cette ligne de développement puissent réaliser leurs objectifs. En outre, l’Égypte a été prise dans les turbulences des événements de 2011, la dictature des  Frères musulmans, et un environnement géopolitique difficile avec ce qui se passe  en Libye, en  Algérie, au Soudan ou en Palestine, qui sont tous des voisins d’une nation qui doit par surcroit surmonter des défis sécuritaires (notamment dans la région du Sinaï proche de Gaza), économiques et sociaux. Relever l’ensemble de ces défis est le grand pari engagé par le président Abdelfattah el Sissi

Pages