Archives Editoriaux

Pour un projet euro-arabe

par Charles Saint-Prot (janvier 2012)

La région de la Méditerranée méridionale a connu depuis décembre 2010, des bouleversements très importants. On a parlé de « printemps arabe » ou d'effet domino, ce qui est davantage un slogan racoleur que la traduction exacte d'une situation objective. En effet, le monde arabe regroupe des réalités sociales, économiques et politiques très différentes, malgré des similitudes apparentes. Les dynamiques de révolte, de contestation ou de réforme diffèrent d'un pays à un autre. En revanche, ce qui est indéniable est l'évolution globale de cette région dont le paysage politique qui est en pleine recomposition. Dans ce contexte, la chute du régime de Kadhafi, qui doit tout aux efforts déployés par la France, est de première importance. Elle redessine un Maghreb nouveau – avec un Maroc stable et consolidé par sa réforme constitutionnelle du 1er juillet, une Tunisie régénérée et une Libye débarrassée d'un dictateur ubuesque– et laisse espérer une relance du grand projet d'Union pour la Méditerranée que certains, dont une Allemagne dépourvue de toute vision géopolitique d'envergure, voulaient enterrer. 

Situation dans la région de Tindouf

par Charles Saint-Prot (novembre - décembre 2011)

L'enlèvement de deux volontaires humanitaires espagnols et d'une Italienne près de Tindouf, le dimanche 23 octobre 2011, démontre que l'Algérie et le Polisario se sont pas en mesure d'assurer la sécurité des personnes des camps de Tindouf. 
 
Par ailleurs, à la suite de cette prise d'otages, les Nations unies ont décrété un blocus sécuritaire autour de Tindouf en relevant le niveau d'alerte et en décidant la suspension de toutes les patrouilles de nuit et activités de la MINURSO qui devra observer un couvre-feu « strict du crépuscule à l'aube ». 

Libye : une nouvelle donne géopolitique

par Charles Saint-Prot (septembre 2011)

La chute de Kadhafi est une victoire pour le peuple libyen qui est enfin débarrassé d'un tyran sinistre et fantasque. Cette victoire doit tout aux efforts déployés par la France pour faire pencher la balance du côté de la révolte libyenne. A ce titre, à Tripoli comme à Abidjan, les initiatives du président de la République ont démontré que Paris conserve une influence positive en Afrique malgré qu'en aient ceux qui prédisaient naguère la fin de sa politique africaine. 

Pages