Archives Editoriaux

Le Polisario au service de Kadhafi

par Charles Saint-Prot (mai - juin 2011)

Le chef du groupe séparatiste du Polisario, sponsorisé par le régime algérien, a accusé la France d'intervenir militairement en Côte d'Ivoire et en Libye lors d'une déclaration, le 24 avril 2011, à l'agence algérienne de presse (APS) principal relai médiatique dont dispose les séparatistes marocains. 
 
Cette déclaration ne manque pas de sel si l'on se réfère aux informations rapportées par de nombreux journaux qui affirment que les miliciens du Polisario se sont mis au service du régime de Kadhafi pour réprimer le peuple libyen en lutte pour sa liberté. Ainsi, le grand quotidien britannique, Daily Telegraph, rapportait dans sa livraison du 21 avril que « la majorité des mercenaires recrutés par le régime du colonel Mouammar Kadhafi sont membres du Polisario ». Le quotidien britannique a précisé que l'accord a été passé à Alger et porte sur le recrutement de 450 miliciens du Polisario. Le Daily Telegraph a également rappelé que les opposants libyens accusent les mercenaires d'être responsables des pires crimes, y compris l'assassinat de femmes et d'enfants qui pourraient conduire à des poursuites devant la justice internationale. 

Crises politiques et enjeux socio-économiques dans le monde arabe

par Charles Saint-Prot (mars - avril 2011)

L'Observatoire d'études géopolitiques a organisé un petit-déjeuner débat au Sénat le 2 mars 2011 sur le thème "Crises politiques et enjeux socio-économiques dans le monde arabe". Devant une nombreuse assemblée de chefs d'entreprises, d'universitaires et de journalistes, les professeurs Charles Saint-Prot, spécialiste du monde arabe et musulman, Camille Sari (Paris III) et Henri Védie (groupe HEC) ont analysé les aspects économiques et sociaux des crises qui se développement dans de nombreux pays arabes, au Maghreb et au Machreck.

Sud-Soudan : un nouveau facteur de déstabilisation en Afrique

par Charles Saint-Prot (janvier - février 2011)

A la suite du scrutin, qui s'est déroulé du 9 au 15 janvier 2011, le parti sécessionniste des provinces du sud a obtenu que le Soudan soit divisé en deux Etats distincts. Une séparation est toujours un échec, comme un divorce. Avec cette division, le Soudan perdra son rôle de pays trait d'union, entre l'Afrique musulmane et l'Afrique animiste, entre Arabes et non-arabes. 
 
L'ancienne puissance coloniale britannique avait tout fait pour nuire à l'unité du pays en entravant l'enseignement de l'arabe au Sud-Soudan au profit de l'anglais et en encourageant une christianisation sectaire. Les Etats-Unis et Israël avaient pris le relai en entretenant une rébellion séparatiste dont on a voulu faire croire qu'elle se fondait sur une opposition religieuse alors que les régions du sud sont moins chrétiennes qu'animistes et il n'y a jamais eu de discrimination religieuse au Soudan. Durant la guerre civile (1983-2005), plus de deux millions de Soudanais du sud s'étaient réfugiés au nord, à Khartoum ! 

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