Archives Editoriaux

Le nécessaire rapprochement saoudo-syrien

par Charles Saint-Prot (octobre - novembre 2009)

La visite du roi Abdallah d’Arabie saoudite à Damas, le 7 octobre 2009, a marqué une nouvelle étape des efforts du souverain saoudien pour resserrer les rangs arabes. Cette première visite du Roi en Syrie depuis son accession au trône en 2005, a eu pour objectif de mettre fin aux divergences entre les deux pays qui se sont opposés sur plusieurs dossiers régionaux, notamment le Liban, ainsi que sur les liens de la Syrie avec l'Iran. Plus récemment, le 23 septembre, le président syrien Bachar al Assad, avait visité l'Arabie saoudite pour assister à l'inauguration de la nouvelle université de technologie. Par ailleurs, la Syrie, inquiète de l’isolement et de l’opprobre qui frappe son –de plus en plus encombrant- allié iranien, cherche à se réinsérer dans le jeu régional et international. 

La France et l'Irak

par Charles Saint-Prot (juillet - août 2009)

La visite du Premier ministre français en Irak au lendemain du retrait des troupes d’occupation américaines des grandes villes, le 10 juillet 2009, a marqué la volonté de Paris de reconstruire un partenariat avec Bagdad. 
 
Il doit être clair que cet objectif légitime ne saurait être atteint à n’importe quel prix. Cela signifie qu’il ne peut pas être question de venir jouer les utilités au profit des États-Unis qui ne savent comment sortir de l’impasse dans laquelle ils se sont enfermés. Il ne s’agit pas non plus de cautionner en tout point un régime gangrené par le sectarisme confessionnel et la corruption, dont le sort est lié, d’une part, à la présence des troupes américaines et de dizaines de milliers de mercenaires et, d’autre part, au bon vouloir du régime iranien. 

Abdelaziz Bouteflika devant l’Histoire

par Charles Saint-Prot (mai 2009)

Réélu, le 9 avril 2009, à la présidence de l’Algérie pour un 3e mandat avec 90,23 % des voix et, surtout, un bon taux de participation de 74,56 %, Abdelaziz Bouteflika est désormais devant des choix historiques. Il détient les clés pour changer le pays. Dans ces conditions, il lui appartient de résoudre les problèmes du pays en conduisant une ambitieuse politique de développement socio-économique et de la jeunesse, en mettant fin à la corruption et libéralisant raisonnablement le système économique pour permettre des investissements étrangers qui permettront à l’Algérie de réussir un développement économique permettant la relance de l’emploi et une hausse significative du pouvoir d’achat des citoyens. En même temps, l’enjeu consistera à approfondir la réconciliation nationale et mettre l’Algérie sur la voie du changement démocratique, de la consolidation de l’Etat de droit et d’un profond renouvellement politique et des compétences.

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