Archives Editoriaux

La politique arabe de la France

par Zeina el Tibi (mars 2007)

Trouvant ses origines dans les temps les plus anciens et étant l’expression d’une certaine idée du rôle de la France dans le monde, la politique arabe renouvelée et affirmée avec force par le général de Gaulle a été poursuivie et développée par tous ses successeurs. Cette politique qui repose sur des bases fermes et de forts principes est pour le monde arabe un facteur d’équilibre et d’indépendance. Elle vise également à maintenir les grands équilibres géopolitiques et à plaider pour une solution juste et durable des conflits, en particulier la question nationale palestinienne, afin de rendre la région plus stable et favoriser la coopération entre tous les peuples concernés. 

La boîte de Pandore

par Charles Saint-Prot (février 2007)

Alors que le président George W. Bush a décidé d’envoyer des troupes supplémentaires en Irak, le Premier ministre français Dominique de Villepin a constaté dans un entretien publié par le Financial Times, le 7 février 2007, que les Etats-Unis ont échoué en Irak : « En 2003, la France a dit fermement qu'il n'y avait pas de solution militaire en Irak. Ce que nous disions en 2003 est toujours vrai en 2007». 

La nouvelle carte américaine du Proche-Orient

par Charles Saint-Prot (octobre 2006)

Dès 1957, le Premier ministre israélien évoquait l’idée de dépecer le Liban sur des bases confessionnelles. Dans article publié, en février 1982, par la revue de l’Organisation sioniste mondiale Kivunim (Directions), sous le titre « Une stratégie pour Israël dans la décennie 1980 », un journaliste israélien qui avait travaillé pour le ministère israélien des Affaires étrangères, exposait que la stratégie d’Israël devait consister à favoriser l’éclatement des pays arabes sur des bases confessionnelles ou ethniques. Il soutenait que le plan de décomposition du Liban en petits cantons confessionnels, à laquelle les israéliens travaillaient depuis la fin des années 60 avec la complicité de certains extrémistes maronites, devait être appliquée à tout le monde arabe, notamment à l’Irak (trois Etats sunnite, kurde et chiite), à la Syrie (trois Etats alaouite, druze, sunnite), à la Jordanie (une partie pour les bédouins et l’autre pour les Palestiens) et à l’Arabie saoudite qui devait être amputée de ses provinces pétrolières et ramenée à une mosaïque tribale. Dans un entretien avec Paul Balta, dans Le Monde du 17 août 1982, un dirigeant irakiens, Tarek Aziz, prédisait « Pour que ce plan d’atomisation réussisse pleinement, il faut s’attaquer à la pièce maîtresse du dispositif, l’Irak, seul pays de la région qui possède en même temps l’eau et le pétrole et qui poursuit son développement avec détermination. Il faut donc commencer à ébranler l’Irak et c’est ce à quoi l’on s’emploie depuis plus de vingt ans …».

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