Archives Editoriaux

Un Irak éclaté livré à l’Iran ?

par Charles Saint-Prot (septembre - octobre 2010)

La déclaration de Barack Obama, annonçant la fin de la mission de combat en Irak et le retrait partiel des troupes d’occupation des Etats-Unis à la fin août 2010 n’est qu’un trompe-l’oeil. Outre les quelques 50 000 soldats qui restent officiellement en Irak, il faut ajouter les dizaines de milliers de «contractuels», c’est à dire des employés de sociétés privées de sécurité et pour être plus clair des mercenaires, qui travaillent sous les ordres de l’administration états-unienne. Le nombre de 132 000 avancé, en juin 2009, dans le rapport d’une commission parlementaire américaine (Commission on Wartime Contracting in Iraq and Afghanistan) devrait d’ailleurs être largement dépassé pour compenser le retrait des troupes régulières. 

La question de la sécurité au Sahel

par Charles Saint-Prot (avril 2010)

La Fédération africaine des études stratégiques présidée par l’universitaire marocain Mohammed Benhammou a organisé, du 28 au 30 janvier 2010, à Marrakech, la première grande réflexion africaine sur la sécurité en Afrique. Des représentants de plus de quarante pays africains et de très nombreux chercheurs, militaires et experts venus de France, des pays européens, d’Asie et des Etats-Unis ont participé à ce symposium international. 
 
Le sujet de la sécurité en Afrique est de première importance, notamment pour ce qui concerne la zone du Sahel. Une récente étude publiée par le Centre d’études et de recherche de l’École militaire (CEREM), coordonnée par l’amiral Jean Dufourcq indique qu’aux revendications territoriales ou culturelles traditionnelles, notamment pour l’accès à l’eau, à la terre, aux ressources naturelles, « s’ajoutent des difficultés nouvelles dans cette une région devenue cruciale, dont la conflictualité intrinsèque concerne directement la France… mais aussi l’Afrique tout entière ». 

Une nouvelle étape de la marche en avant du Maroc

par Charles Saint-Prot (janvier 2010)

L’importante allocution que le Roi Mohammed VI a prononcée, le 3 janvier 2010, à l’occasion de l’installation de la Commission Consultative de la Régionalisation s’inscrit dans la ligne des réformes impulsées par le souverain depuis dix ans afin de lancer une nouvelle dynamique qui créera les bases solides du Maroc du XXIe siècle. Selon le Roi, la régionalisation constitue l'un des axes fondamentaux du développement et de la démocratie locale qui s’appuiera sur des conseils démocratiques représentatifs et disposant des prérogatives et des ressources nécessaires pour relever le défi du développement régional intégré. 

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