Archives Editoriaux

Les vrais dangers du Brexit

Par Christophe Boutin - Eté 2016

Au moment où le Royaume-Uni a choisi de sortir de l'Union européenne, lors du referendum du 23 juin 2016, il est nécessaire de rappeler certaines vérités.

La première, sur laquelle on finirait presque par avoir un doute, est que le Royaume-Uni fait toujours partie de l'Europe. Il reste d’abord lié par de multiples traités bilatéraux ou multilatéraux aux divers pays membres de l'Union européenne Il collabore ensuite toujours à la structure qui, pour le meilleur ou pour le pire, est censée défendre cette dernière, l'OTAN. Surtout, la conservation des liens militaires  entre Paris et Londres est une nécessité absolue. Enfin, le Royaume-Uni fait toujours partie du Conseil de l'Europe et reste signataire de la Convention européenne des droits de l'homme, laquelle, soit dit en passant, par son juridisme exacerbé, comporte autant de risques pour la souveraineté des nations que les institutions de l’Union européenne.

Sahara marocain : Un conflit artificiel

Par Charles Saint-Prot, Jean-Yves de Cara, Christophe Boutin

Quarante ans après la Marche Verte du 6 novembre 1975, qui a clos la question de la colonisation des provinces du sud marocain par l’Espagne en permettant leur restitution au Royaume chérifien, une analyse d’envergure est devenue nécessaire sur la persistance du conflit sur le Sahara marocain (dit « occidental ») créé de toutes pièces par l’Algérie  et le bloc communiste au milieu des années 1970. En effet, si, malgré qu’en aient certains nostalgiques du bloc communiste, la question de l’avenir des provinces sahariennes du Maroc est résolue depuis 1975 – l’accord de Madrid du 14 novembre 1975 ayant eu pour effet de mettre fin au statut de territoire non-autonome des provinces sahariennes du Maroc -,  le conflit diplomatique et politique persiste sur la scène internationale.

Iran : l’État dangereux

Par Charles Saint-Prot, directeur général de l’OEG (janvier 2016) 

Les réactions qui ont suivi l’exécution, le 2 janvier 2016,  de terroristes d’al Qaïda et d’une poignée d’agitateurs proches de l’Iran, qui menaçaient la sécurité de l’Arabie saoudite, ont manqué de mesure  et, surtout, fait  peu cas de la situation géopolitique de cette région du monde. 

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