Archives Editoriaux

Arabie saoudite-France : un partenariat pour la paix

par Charles Saint-Prot (décembre 2009)

Le président Nicolas Sarkozy a effectué une visite en Arabie saoudite à l’invitation du Roi Abdallah, les 17-18 novembre 2009. Cette troisième visite du président Sarkozy depuis son élection en 2007 marque l’intensité des relations entre les deux pays amis. L’ambassadeur d’Arabie saoudite à Paris, M. Mohammed Al-Cheikh indique que la rencontre au sommet s’inscrit « dans le cadre de la coordination étroite entre les deux pays au sujet de tous les problèmes régionaux et internationaux. Cette visite s’est articulée autour des dossiers régionaux, de la cause palestinienne, de l’instauration d’une paix juste conformément aux résolutions de la légalité internationale et à l’initiative de paix arabe, de la situation en Irak, etc. On a noté une importante similitude dans les positions et on a constaté que les deux pays partagent un objectif commun. Cette rencontre aura donc un résultat largement positif qui va favoriser des échanges encore plus approfondis ». Par ailleurs, l’ambassadeur Al-Cheikh ajoute que les deux dirigeants ont examiné les perspectives de coopération bilatérale et «les moyens de la renforcer dans tous les domaines, en particulier économiques et universitaires». 

Le nécessaire rapprochement saoudo-syrien

par Charles Saint-Prot (octobre - novembre 2009)

La visite du roi Abdallah d’Arabie saoudite à Damas, le 7 octobre 2009, a marqué une nouvelle étape des efforts du souverain saoudien pour resserrer les rangs arabes. Cette première visite du Roi en Syrie depuis son accession au trône en 2005, a eu pour objectif de mettre fin aux divergences entre les deux pays qui se sont opposés sur plusieurs dossiers régionaux, notamment le Liban, ainsi que sur les liens de la Syrie avec l'Iran. Plus récemment, le 23 septembre, le président syrien Bachar al Assad, avait visité l'Arabie saoudite pour assister à l'inauguration de la nouvelle université de technologie. Par ailleurs, la Syrie, inquiète de l’isolement et de l’opprobre qui frappe son –de plus en plus encombrant- allié iranien, cherche à se réinsérer dans le jeu régional et international. 

La France et l'Irak

par Charles Saint-Prot (juillet - août 2009)

La visite du Premier ministre français en Irak au lendemain du retrait des troupes d’occupation américaines des grandes villes, le 10 juillet 2009, a marqué la volonté de Paris de reconstruire un partenariat avec Bagdad. 
 
Il doit être clair que cet objectif légitime ne saurait être atteint à n’importe quel prix. Cela signifie qu’il ne peut pas être question de venir jouer les utilités au profit des États-Unis qui ne savent comment sortir de l’impasse dans laquelle ils se sont enfermés. Il ne s’agit pas non plus de cautionner en tout point un régime gangrené par le sectarisme confessionnel et la corruption, dont le sort est lié, d’une part, à la présence des troupes américaines et de dizaines de milliers de mercenaires et, d’autre part, au bon vouloir du régime iranien. 

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