Archives Editoriaux

L’initiative française pour la paix en Palestine

Par Zeina El Tibi (juin 2015)

Tout en étant consciente des limites laissées à toute action diplomatique par l’alignement systématique de Washington sur l’État israélien, la France n’est jamais restée inactive pour tenter de résoudre le drame de la Palestine qui, perdurant depuis 1948, reste le principal facteur de déstabilisation dans la région et, comme l’a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, « un drame qui peut déboucher chaque jour sur un embrasement ».

Aujourd’hui, encore, la France estime qu’on ne peut isoler le conflit sur la Palestine du chaos régional. C’est dans cette perspective que le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a effectué, du 20 au 22 juin 2015, une tournée au Proche-Orient (Égypte, Israël, Palestine et Jordanie) pour soutenir un plan de règlement du conflit israélo-palestinien qui a été présenté aux ministres des Affaires étrangères égyptien, marocain, jordanien et palestinien qui font partie du comité suivant le processus de paix pour la Ligue arabe.

La nation condition nécessaire du dialogue des civilisations

Par Christophe Boutin (mai 2015) 

Le Néerlandais Thierry Baudet s’attaque dans un livre récent, « Indispensables frontières »* aux institutions supranationales européennes, politiques ou juridiques, qui élargissent sans cesse leurs compétences au détriment de la souveraineté des États signataires des traités. La logique de Jean Monnet fonctionne en effet à plein, entravant peuples et individus dans cette multiplication de règlementations dans laquelle Alexis de Tocqueville voyait un exemple du totalitarisme démocratique. Une monnaie unique, qui implique donc un contrôle budgétaire central ; l’abolition des frontières internes, qui implique elle une politique unique de l'immigration et du droit d'asile, des organes de surveillance et des fichiers européens. L’État fédéral, rejeté par les populations européennes, est inéluctablement au bout de la route.

 

La relation France Egypte et la politique arabe de la France

par Charles Saint-Prot (mars 2015)

Directeur général de l’OEG

L’achat de 24 avions Rafale français et d’une frégate multimissions (FREMM) par l’Egypte, le 16 février 2015, marque une évolution capitale de la diplomatie égyptienne. Cette signature témoigne, d’une part, d’une prise de distance à l’égard des Etats-Unis qui après avoir soutenu le régime des Frères musulmans n’ont cessé de critiquer le nouveau gouvernement du président Abdel Fattah el Sissi, et, d’autre part, de la volonté du Caire de diversifier ses alliances. 

 

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