Archives Editoriaux

La question du retour de la monarchie dans le processus constitutionnel en Libye

En Libye, le processus constitutionnel s’enlise. L’assemblée constituante partiellement élue en février 2014 s’est formellement réunie en avril, malgré l’incertitude qui plane sur la légitimité d’une assemblée incomplète (47 sièges pourvus sur 60) en raison du refus de la minorité amazigh de participer aux procédures électorales, de la division des autres tribus sur la question et de l’insécurité entretenue par les extrémistes qui ont empêché le déroulement des élections. 

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Mohamed VI l’Africain

Par Jean-Yves de Cara - mars 2014

La visite du Roi Mohammed VI au Mali a marqué la première étape d'une tournée africaine  qui a conduit le Souverain en Côte d’Ivoire, en Guinée Conakry et au Gabon, du 18 février au 6 mars 2014. Ce voyage s’inscrit dans la ligne de l’ « esprit de Casablanca » qui, à l’initiative de Mohammed V, avait réuni en 1961 les principaux dirigeants africains pour jeter les bases de ce qui allait devenir l’OUA. Elle atteste de la volonté, déjà exprimée par Hassan II, de faire de l’Afrique une priorité de la diplomatie marocaine. Elle illustre de façon réaliste la solidarité effective entre les Etats africains que le Roi Mohammed VI avait rappelée lors de l’ouverture du forum d’Assilah relatif au projet d’Etats-Unis d’Afrique en 2006. 

 

L’Egypte vers une réforme constitutionnelle

L’Egypte vers une réforme constitutionnelle

Par Charles Saint-Prot. Janvier 2014 

C’est peu que de dire que la version égyptienne du « printemps arabe », avec pour point de départ la révolution du 25 janvier 2011 et la chute du Président Moubarak, n’a pas été jusqu’ici de tout repos. Après une brève période d’euphorie, le pays était entré dans une phase de tumultes et d’incertitude– en dépit de l’élection d’un nouveau président, Mohamed Morsi, investi en juin 2012, puis (l’ordre chronologique étant en soi tout à fait révélateur du problème) de l’adoption d’une nouvelle constitution par le référendum des 15 et 22 décembre. En somme, on a commencé par désigner un Président sans savoir quels seraient son rôle et ses attributions, ce qui s’est traduit en pratique par une situation chaotique, une succession de tentatives pour prendre, ou reprendre, le dessus, et un Chef de l’Etat que les observateurs qualifiaient tantôt de « fantôme » ,  tantôt de despote, lorsqu’avec le « décret constitutionnel » du 12 août, celui-ci parvint à abroger la « Déclaration constitutionnelle complémentaire » qui visait à limiter ses prérogatives. Une situation à peine améliorée avec l’adoption, en décembre 2012, d’une constitution que l’universitaire Wagdi Sabete qualifiait lors d’une récente table ronde tenue au Centre culturel égyptien de Paris de « constitution sui generis » - indiquant par là qu’elle ne ressemblait pas à grand-chose, et qu’on aurait eu bien du mal à la faire entrer dans l’une des catégories classiques du droit constitutionnel. 

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