Archives Editoriaux

Egypte : tout reste à faire

Par Charles Saint-Prot (septembre 2013)

Depuis la démission d’Hosni Moubarak, en février 2011, sous la pression populaire, l’Egypte connait une crise dont les derniers développements à l’été 2013 étaient somme toute prévisibles au regard de la situation interne et des enjeux géopolitiques régionaux. Ce qu’une certaine propagande occidentale avait bien hâtivement qualifié de « printemps arabe » n’a été qu’une suite de révolutions avec tous les aléas de ce genre de situation dont on sait à peu près comment elles commencent mais jamais comment ça finit. En Egypte comme ailleurs, profitant du vide créé par l’effondrement de  l’ancien régime, la seule organisation bien structurée, les Frères musulmans, a tiré les marrons du feu. Contrairement à ce que prétendent les amateurs de slogans réducteurs, on ne peut pas dire qu’ils ont fait main-basse sur le printemps arabe puisqu’il n’a jamais eu un tel printemps que dans l’imagination de quelques faiseurs d’opinion occidentaux. En tout cas, un président représentant la confrérie, Mohammed Morsi, a été élu en juin 2012, c’est le même qui a été destitué par l’armée, le 3 juillet 2013, à la suite de manifestations populaires réunissant plusieurs millions de personnes.

Alger contre la coopération maghrébine

Par Charles Saint-Prot (juillet - août 2013)

Lors d’une récente visite en Tunisie, j’ai pu constater l’amertume des dirigeants du monde économique, chefs d’entreprises ou syndicalistes, face à la paralysie de l’intégration maghrébine. On sait que l’absence d’union représente chaque année une perte de près de deux points de croissance pour les pays concernés.

La principale cause de cette situation est connue, il s’agit du différend algéro-marocain du fait de l’action d’Alger en faveur du séparatisme au Sahara marocain.

Il est temps de mettre fin au conflit sur le Sahara marocain

Par Charles Saint-Prot (mai - juin 2013)

Le vote de la résolution 2099 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur le Sahara marocain, le 25 avril 2013, a prorogé en l’état le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) jusqu’en avril 2014.

Ce vote qui se situe dans le prolongement des résolutions antérieures adoptées depuis 2007, est un succès pour le Maroc et pour la diplomatie du Roi Mohammed VI. En effet, le texte mentionne de nouveau le plan marocain d’autonomie et salue les efforts « sérieux » et « crédibles » du Maroc pour avancer vers une solution politique définitive. Par ailleurs, le texte invite les « États voisins » à s’impliquer en vue de mettre fin à l’impasse actuelle, ce qui revient clairement à mettre en cause le rôle de l’Algérie dont on connaît le rôle central joué dans cette affaire.

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