Archives Editoriaux

Alger contre la coopération maghrébine

Par Charles Saint-Prot (juillet - août 2013)

Lors d’une récente visite en Tunisie, j’ai pu constater l’amertume des dirigeants du monde économique, chefs d’entreprises ou syndicalistes, face à la paralysie de l’intégration maghrébine. On sait que l’absence d’union représente chaque année une perte de près de deux points de croissance pour les pays concernés.

La principale cause de cette situation est connue, il s’agit du différend algéro-marocain du fait de l’action d’Alger en faveur du séparatisme au Sahara marocain.

Il est temps de mettre fin au conflit sur le Sahara marocain

Par Charles Saint-Prot (mai - juin 2013)

Le vote de la résolution 2099 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur le Sahara marocain, le 25 avril 2013, a prorogé en l’état le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) jusqu’en avril 2014.

Ce vote qui se situe dans le prolongement des résolutions antérieures adoptées depuis 2007, est un succès pour le Maroc et pour la diplomatie du Roi Mohammed VI. En effet, le texte mentionne de nouveau le plan marocain d’autonomie et salue les efforts « sérieux » et « crédibles » du Maroc pour avancer vers une solution politique définitive. Par ailleurs, le texte invite les « États voisins » à s’impliquer en vue de mettre fin à l’impasse actuelle, ce qui revient clairement à mettre en cause le rôle de l’Algérie dont on connaît le rôle central joué dans cette affaire.

En attendant le vrai printemps arabe

On a parlé de « printemps arabe » ou de « révolution du jasmin » en Tunisie. Il faut se méfier des expressions toutes faites qui ne sont que des slogans publicitaires concoctés dans des officines spécialisées qui, en l’espèce, suivent les techniques de la soft subversion imaginée par Gene Sharp. Le « printemps arabe » fait penser aux « révolutions de couleur » dans l’Europe et l’Asie centrales post-soviétiques. Il est tout aussi vide de sens, tout juste destiné à entretenir le mythe de révolutions populaires, romantiques et spontanées. Or, ce ne sont que très exceptionnellement les peuples qui font les révolutions, mais bien des groupes ou des forces organisées, parfois manipulés de l’extérieur. Depuis la révolution en Iran, en 1979, le scénario ne cesse de se répéter : des contestataires d’extrême gauche (le Toudeh iranien) alliées à des groupes ultra-religieux font tomber des régimes fatigués lâchés par les États-Unis qui neutralisent le commandement militaire et, fait plus récent, manipulent des associations (NED, NDI, Open Society Institute de G. Soros…) chargées de former des cyberdissidents chargés de diffuser les mots d’ordre et les slogans.

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