D’Echelon à PRISM : L’impact des technologies de l’information sur la sécurité nationale

Par Charles Saint-Prot

Début juin 2013, des journaux anglo-saxons, dont Guardian et Washington Post, ont révélé que, depuis plusieurs années, un service de renseignements des Etats-Unis, la National Security Agency, espionne les agissements des étrangers sur le web, en accédant aux données des serveurs de neufs géants américains de l'Internet. Ce partenariat entre l'agence d'espionnage états-unienne et les entreprises du web, découvert grâce aux informations fournies par Edward Snowden, un ancien agent de la NSA, est connu sous le nom PRISM (pour Planning tool for Ressource Integration, Synchronization, and Management). Après le scandale du système Echelon durant les années 1980, ce nouvel exemple d’espionnage technologique n’a suscité que de bien timides protestations des principales victimes de ce système, les pays européens, mais il vient rappeler l’importance de l’utilisation des technologies de l’information au service des politiques de puissance.