Situation dans la région de Tindouf


par Charles Saint-Prot (novembre - décembre 2011)

 
L'enlèvement de deux volontaires humanitaires espagnols et d'une Italienne près de Tindouf, le dimanche 23 octobre 2011, démontre que l'Algérie et le Polisario se sont pas en mesure d'assurer la sécurité des personnes des camps de Tindouf. 
 
Par ailleurs, à la suite de cette prise d'otages, les Nations unies ont décrété un blocus sécuritaire autour de Tindouf en relevant le niveau d'alerte et en décidant la suspension de toutes les patrouilles de nuit et activités de la MINURSO qui devra observer un couvre-feu « strict du crépuscule à l'aube ». 
 
Cela signifie une dégradation des conditions sécuritaires dans la région de Tindouf sous influence du Polisario et des services de sécurité de son sponsor algérien. Cette situation est d'autant plus préoccupante que les anciens mercenaires de Kadhafi, membres du Polisario et autres, sont revenus avec des stocks d'armes impressionnants. 
 
La leçon de ces événements est que l'aventure séparatiste anti-marocaine du Polisario reste la principale source de déstabilisation dans la région du Maghreb et au Sahel, avec AQMI qui n'est pas d'ailleurs pas sans accointances avec des membres du Polisario, tous étant issus de la même matrice algérienne.