printemps arabe

Syrie : un enjeu géopolitique régional

par Charles Saint-Prot (juillet 2012)

 
Le "printemps arabe" a surtout été un slogan médiatique ne signifiant absolument rien si l'on veut bien considérer que la situation dans chaque pays n'est pas comparable. En tout état de cause, une alouette ne fait pas le printemps et il faudrait que l'on nous explique pourquoi ceux qui célèbrent à qui mieux mieux le prétendu printemps arabe n'évoquent jamais la situation dramatique du peuple palestinien ou celle de l'Irak détruit, menacé d'éclatement et, pour partie, en voie de colonisation par l'Iran. A vrai dire, il est possible de faire un bilan très mitigé des événements qui ont marqué la région depuis décembre 2010. Dans certains pays, en particulier en Tunisie et en Egypte, on ne peut que constater le chaos ou des risques de retour en arrière dans le cadre de tractations opportunistes entre diverses forces tentant de récupérer le mouvement. Dans d'autres pays, où toute forme d'aspiration au changement est étouffée, il règne un inquiétant immobilisme ou une répression sanglante comme en Syrie. 

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