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Les conséquences politiques de la crise : le retour de l’Etat

par Charles Saint-Prot (octobre 2008)

La première conséquence de la crise financière internationale qui s’est précipitée en septembre 2007 mais qu’il faut faire remonter à la crise des prêts à risques (subprimes) déclenchée aux Etats-Unis en 2007 et propagée vers d’autres pays en raison de l’interaction entre les économies, est la démonstration que l’idéologie libérale ne résiste pas aux risques qu’elles génère elle-même. Dès lors, c’est tout les dogmes de la « mondialisation heureuse » et la construction eurocratique supranationale qui se sont effondrés d’un seul coup. Toute honte bue, ceux qui, depuis plusieurs lustres, étaient les intarissables griots de l’idéologie du « moins d’Etat », ont été les premiers à réclamer à cor et à cri pour tenter de trouver une solution à la débâcle provoquée par leur système, leurs pratiques et l’incapacité de leurs institutions, par exemple le FMI, à jouer leur rôle de régulateur. Du coup, c’est aussi la puissance pilote de ce système, les Etats-Unis qui se trouvent discrédités par une crise qui pourrait bien annoncer le déclin américain comme la grande dépression de 1929 avait été la crise de l’émergence américaine.